Le métier de bouquiniste a débuté aux alentours du XVIe siècle avec des
petits marchands colporteurs. Mais sous la pression des libraires, un règlement
de 1649 interdit les boutiques portatives et l’étalage des livres sur la voie
publique. Les libraires ambulants sont donc, selon la période, chassés puis
réintégrés sous agréments.
Le terme
« bouquiniste » apparaît dans le dictionnaire de l’académie française
en 1789. Cent ans plus tard, des concessions sont mises en place par la ville
de Paris autorisant ainsi les vendeurs à s’établir à des points fixes.
Cependant, depuis ces
dernières années, le commerce des livres anciens se raréfie et les bouquinistes
parisiens ont du mal à joindre les deux bouts. Pour survivre, ils sont obligés
de diversifier leur offre en se reconvertissant dans la vente d’objets
touristiques.
C’est le cas
de Pauline, une jeune étudiante qui exerce ce métier depuis fin mai à
quelques encablures du Pont des arts.
Au milieu des gravures
antiques et des livres rares, l’échoppe de Pauline offre une gamme variée
d’objets : porte-clés souvenirs de Paris ou des tours Eiffel miniatures,
des statuettes, des cadenas pour amoureux, des sous-verres, des briquets, des
tasses, des cendriers, de petits cadres de reproduction de tableaux ou de
monuments. Quant aux bouquins, ils sont
de moins en moins vendus en cette période de vacances où les touristes
étrangers ne sont pas des locuteurs de la langue de Molière. Par contre, les
tours Eiffel et les cadenas sont régulièrement achetés par les usagers de l’axe
Louvre-Notre-Dame.
Les clients sont
russes, brésiliens, américains, anglais, japonais, indiens, chinois etc. « Les prix qui varient entre 1 et 55 euros
sont à la portée de toutes les bourses », explique Pauline avant de
préciser que les recettes sont aléatoires et varient en fonction des circonstances :
variations climatiques (pluies) et des évènements (tour de France cyclisme).
DIA
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